Dans l’épisode précédent, nous avons vu ensemble les différentes stratégies de « temporisation » pour éviter, minimiser ou repousser une refonte SI complète : Retire, Retain, Rehost. Cela permet de reprendre la main sur un patrimoine applicatif vieillissant mais pour de nombreuses DSI, ce « maintien en conditions opérationnelles » permet juste d’acheter du temps.
La modernisation SI, ce n’est pas un simple déplacement d’infrastructure (move-to-cloud). Pour transformer le legacy en un actif stratégique qui soutient la performance et l’innovation, il faut s’attaquer au cœur même des applications…
Le passage d’une informatique subie à une informatique agile passe par la définition d’une trajectoire de modernisation qui dépasse le simple « Lift and Shift ». La dette technologique accumulée au fil du temps ne s’efface pas magie lors d’une migration cloud basique. Pour gagner en scalabilité, renforcer la résilience et devenir véritablement IA-ready sans exploser le budget, le DSI doit arbitrer entre trois choix structurants de transformation SI : le Replatforming, le Refactoring ou le Rearchitecting.
La modernisation du système d’information répond à trois attentes principales.
- L’agilité métier (Business Agility) : Le temps où une mise à jour applicative prenait six mois n’est plus possible. Les architectures cloud-native permettent des cycles de déploiement courts (CI/CD), indispensables au time-to-market.
- L’efficience opérationnelle et le FinOps : Moderniser, c’est aussi optimiser. En passant d’un modèle de coûts fixes à une consommation à l’usage, les entreprises réduisent leur gaspillage en ressources tout en gagnant en performance.
- La souveraineté et la conformité (NIS2) : Dans un contexte de cybersécurité renforcé, la refonte des socles applicatifs permet d’intégrer nativement la sécurité (Security by Design), une nécessité absolue pour répondre aux exigences européennes.
La question n’est donc plus de savoir s’il faut moderniser mais comment choisir la bonne stratégie pour chaque brique de votre portefeuille applicatif.
1. Le Replatforming (R4), moderniser le socle sans dénaturer l’existant
Souvent qualifié de « Lift and Reshape », le Replatforming est une étape charnière dans la modernisation SI. Contrairement au simple Rehost qui se contente de déplacer des machines virtuelles, le Replatform cible des modifications ciblées sur l’infrastructure d’exécution pour exploiter pleinement les services managés du Cloud, sans pour autant nécessiter une réécriture totale du code.
« Lift and Reshape », l’efficacité opérationnelle comme prérequi
Pour une direction IT, le Replatform est le choix du compromis intelligent. On ne touche pas à la logique métier de l’application (ce qui limite les tests de non-régression massifs), mais on optimise son environnement :
- Adoption de bases de données managées : C’est un cas de figure courant chez nos clients. On remplace une base de données installée sur une VM (souvent source de dette technique et de maintenance lourde) par un service managé comme Azure SQL ou AWS RDS. Le bénéfice ? Plus de sauvegardes manuelles, une haute disponibilité native et une sécurité renforcée.
- Conteneurisation (Docker / Kubernetes) : En encapsulant une application legacy dans des conteneurs, on standardise son déploiement. La conteneurisation permet d’instaurer un découplage strict entre l’application et son runtime, garantissant une portabilité totale et une agilité opérationnelle immédiate
Quand est ce que vous devez privilégier le Replatforming ?
Le choix du Replatforming s’impose dans trois cas critiques que nous rencontrons très régulièrement chez nos clients.
- L’obsolescence et la fin de support : Lorsque le système d’exploitation (OS) ou le moteur de base de données arrive en fin de vie, le Replatform permet de basculer vers une version moderne et supportée avec un effort maîtrisé
- Le besoin urgent d’élasticité : Si une application métier critique sature lors des pics de charge, le passage au PaaS (Platform as a Service) offre cette souplesse que le on-premise ne peut plus fournir.
- L’optimisation des coûts (FinOps) : En déléguant la gestion des couches basses au fournisseur Cloud, les équipes IT se concentrent sur la valeur métier, réduisant ainsi les coûts opérationnels directs.
Focus Expert modernisation SI : 3 scénarios de Replatforming
- De la base de données legacy vers le PaaS : Pour pallier l’obsolescence de moteurs comme SQL Server 2012, nous migrons les données vers des instances managées type Azure SQL Database. Cette approche élimine la gestion des correctifs du système d’exploitation (OS) et garantit une mise en conformité NIS2 sans modifier la structure de vos procédures stockées.
- Du monolithe .NET vers la conteneurisation : Nous transformons les applications .NET Framework 4.x « lourdes » en micro-services encapsulés dans des conteneurs Docker. En instaurant un découplage strict entre l’application et son runtime, nous permettons un déploiement standardisé sur Kubernetes, boostant ainsi la résilience et la scalabilité du portefeuille applicatif.
- Du stockage physique vers le Cloud Object Storage : Face à des serveurs NAS/SAN saturés, nous orchestrons la migration vers AWS S3 ou Azure Blob. Vos applications conservent l’accès à leurs fichiers tout en bénéficiant d’une durabilité illimitée et d’une architecture API-first, brique indispensable pour vos futurs projets d’IA générative.
Les avantage : « Time-to-Value » et réduction des risques
Le principal avantage du Replatforming dans une trajectoire de modernisation est sa rapidité de mise en oeuvre. C’est une stratégie qui offre un ROI rapide rapide. On réduit la dette technique liée à l’infrastructure tout en préparant le terrain pour des transformations plus lourdes comme le Refactoring.
C’est aussi une solution aux enjeux de NIS2. En choisissant des plateformes certifiées et maintenues à jour par les grands cloud providers, la DSI s’affranchie d’une partie de la complexité liée à la sécurité tout en renforçant la résilience globale du système.
« Attention à ne pas transformer le Replatform en Rehost déguisé. Sans une automatisation des déploiements (CI/CD), les bénéfices seront faibles. La standardisation du runtime est indispensable pour que cette étape ouvre le chemin vers le Cloud-native. » avertit Seif Meddeb, Directeur Technique, Harington
2. Le Refactoring où comment s’attaquer à la dette technique par l’ingénierie logicielle augmentée
Le Refactoring (ou Restructuring) consiste à se lancer dans une transformation profonde de la structure interne du code sans en altérer le comportement fonctionnel. Pour une direction IT, c’est le choix de la raison ! L’application a une valeur métier trop critique qui interdit tout « Rewrite from scratch » (trop risqué, trop long) mais son obsolescence freine toute évolution. Et ce n’est plus acceptable.
L’IA Engineering au service du Refactoring, l’adieu au code Spaghetti !
L’innovation majeure dans cette trajectoire de modernisation, c’est bien évidemment l’IA générative de code. Chez Harington, nous intégrons l’IA non pas comme un simple assistant de saisie mais comme un moteur de inverse ingenierie capable de décrypter des monolithes hérités depuis des dizaines d’années !
- Analyse de flux et documentation automatique : Les LLMs sont utilisés dans l’analyse de code non documenté. Ils permettent d’identifier instantanément les points de friction, les adhérences critiques et les zones de « code mort ». Nous les utilisons pour transforme une boîte noire en une architecture compréhensible et prête pour le Cloud-native.
- Génération automatisée d’un sas de sécurité : Le plus grand frein au Refactoring est le risque de régression car il est réel. L’IA permet de générer massivement des suites de tests unitaires et d’intégration avant toute modification structurelle du code source (cf practice automatisation des tests).
- Transpilation et modernisation syntaxique : Passer d’un socle Java 7 à Java 21, ou d’un .NET Framework à NET 8 devient une tâche semi-automatisée. Cela permet aux ingénieurs de se concentrer sur les modèles d’architecture cloud-ready plutôt que sur la résolution de bugs de syntaxe.
Scalabilité et FinOps, les KPI incontournables
Un Refactoring réussi ne se mesure pas seulement à la propreté du code mais à son impact sur le SI :
- L’optimisation pour le Cloud-Native : Nous isolons les fonctions critiques pour les transformer en services stateless. Cette approche permet une scalabilité horizontale réelle. L’application ne se contente plus de « tourner » dans le cloud, elle en exploite l’élasticité native.
- L’intégration du FinOps au cœur du code : Un code restructuré est un code sobre. En optimisant la gestion de la mémoire et les cycles CPU via des patterns de développement modernes, nous réduisons directement l’empreinte de l’application sur la facture Cloud.
- Vers le SI Composable via l’approche API-First : En isolant les domaines métiers, nous exposons les fonctionnalités via des API. Cette étape est le prérequis indispensable pour rendre votre SI AI-ready, permettant à des agents intelligents d’interagir nativement avec vos briques applicatives.
Le prérequis industriel, la culture DevOps et le pipeline CI/CD
Pour Harington, le Refactoring est indissociable d’une automatisation totale. L’implémentation de pipelines CI/CD permet des cycles de feedback ultra-courts. Chaque incrément de modernisation est testé, buildé et validé en continu. Cela permet de s’assurer de la résilience de votre système d’information même lors des refontes complexes.

Expert Harington
SEIF MEDDEB
Directeur Technique & Delivery
L’IA est un copilote, pas un pilote. Si elle accélère drastiquement l’ingénierie inverse et la génération de tests, le discernement de l’architecte reste indispensable pour valider la pertinence des nouveaux patterns et s’assurer que l’on ne déplace pas simplement la complexité technique vers une nouvelle forme de dette.
3. Le Rearchitecting, concevoir un SI Composable et IA-Ready
Si le Refactoring se concentre sur l’assainissement du code existant, le Rearchitecting (ou Redesigning) consiste à repenser complètement l’architecture d’une application stratégique. C’est clairement l’étape ultime de la modernisation SI et le chantier surlequel nous sommes beaucoup sollicités chez Harington. C’est le temps venu de l’abandon des monolithique au profit de modèles distribués. Chez Harington, nous sommes convaincus que c’est LE seul moyen de supporter les nouveaux businnes models et d’intégrer massivement l’IA.
Sortir du monolithe, bienvenue dans l’ère des Microservices et du Serverless
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Le Rearchitecting s’impose lorsque l’adhérence technologique du legacy est telle qu’aucune modification ne suffit plus à garantir la scalabilité. Le choix est fait de passer d’une application « bloc » à un écosystème de composants autonomes.
- L’architecture microservices : En décomposant l’application par domaines métiers (Domain-Driven Design), chaque brique devient indépendante. Cela permet de déployer des mises à jour sur une fonction précise (ex: le moteur de calcul) sans impacter le reste du système.
- Le Serverless Computing (FaaS) : Pour les fonctions à forte variabilité de charge, le passage au Serverless permet une optimisation FinOps native. Vous ne payez que pour l’exécution exacte du code tout en bénéficiant d’une élasticité quasi infinie.
- L’approche Event-Driven : Au lieu de flux synchrones lourds, nous recomandons des architectures pilotées par les événements. C’est la solution pour un SI fluide, capable de réagir en temps réel aux données de production.
Le SI Composable, pilier de l’agilité métier
Le véritable bénéfice du Rearchitecting est la création d’un SI Composable. Dans cette configuration architecturale, chaque brique applicative est vue comme un service disponible via API.
Pour Harington, cette modularité est le prérequis indispensable au SI AI-ready. Parce que l’IA générative a besoin de points d’entrée clairs et de données structurées pour orchestrer des processus métiers complexes. Un système réarchitecturé permet d’intégrer un agent intelligent comme un simple nouveau « consommateur » de vos services existants sans avoir à tout reconstruire.
Résilience et Sécurité, la réponse à la directive NIS2
D’un point de vue gouvernance et sécurité, le Rearchitecting permet d’implémenter nativement le Zero Trust. En isolant les composants critiques, vous limitez la surface d’attaque. En cas de faille sur un module, le reste du système est préservé. Cela permet entre autres de répondre aux exigences de résilience imposées par les nouvelles normes européennes.
La méthode du « Strangler Pattern » où comment moderniser sans Big Bang
Rearchitecturer ne signifie pas tout couper puis recommencer. Chez Harington, nous privilégions souvent le modèle d’étranglement (Strangler Fig Pattern). Cette méthode consiste à remplacer progressivement les fonctionnalités du legacy par de nouveaux services cloud-native. Le monolithe s’efface peu à peu au profit de la nouvelle architecture modulaire pour une migration progressive et transparente pour les utilisateurs mais aussi un risque maîtrisé pour la DSI.
Le Rearchitecting est un investissement de long terme. S’il offre le meilleur ROI technologique, il demande une maturité DevOps avancée. Ne lancez ce chantier que sur vos applications à très forte valeur ajoutée, c’est à dire celles qui seront le socle de vos innovations pour les dix prochaines années. Seif Meddeb, Directeur Technique, Harington
4. Comment choisir la bonne trajectoire pour chaque application ?
Les 6R constituent une base méthodologique pour Harington mais savoir quel « R » choisir pour chaque brique de votre portefeuille applicatif ne relève pas d’un exercice aussi manichéen qu’il n’y paraît ! Pour une direction IT, tout l’enjeu est de prendre de la hauteur face aux visions simplistes pour éviter le « sur-mesure » systématique (c’est une alerte dérive budgétaire…). Nous vous recommandons de mettre en place une roadmap pluriannuelle pragmatique et réaliste.
Les 3 critères de décision clés pour moderniser votre SI
Pour chaque actif de votre SI, l’arbitrage Harington repose sur une analyse croisée de trois dimensions :
- La valeur métier (Business Value) : L’application est-elle un porteuse de différenciation concurrentielle ou c’est une simple fonction support ?
- L’endettement technique (Technical Debt) : Quel est le coût du maintien en conditions opérationnelles (MCO) par rapport au risque d’obsolescence ?
- La pression réglementaire et sécuritaire (NIS 2) : L’application traite-t-elle des flux critiques soumis aux nouvelles exigences de résilience et de gouvernance ?
Tableau de bord : Quel « R » pour quel usage ?
Voici la matrice de décision que nous appliquons pour définir votre trajectoire de modernisation SI :
| État du Legacy | Valeur Métier | Urgence Sécurité (NIS 2) | Stratégie Recommandée | Objectif Principal |
| Faible dette, socle stable | Faible | Faible | Rehost (R3) | Économie de CAPEX immédiate |
| Obsolescence OS/DB, code sain | Modérée | Élevée | Replatform (R4) | Mise en conformité & Scalabilité |
| Dette moyenne, code complexe | Élevée | Modérée | Refactor (R5) | Agilité & Optimisation FinOps |
| Dette critique, monolithe bloquant | Cruciale | Critique | Rearchitect (R6) | SI Composable & IA-Native |
Ne pas tomber dans le piège du « Big Bang »
L’erreur classique consiste à vouloir tout réarchitecturer en même temps. Dans les faits c’est une équilibre à trouver.
- Le Replatforming pour les applications « utilitaires » qui doivent migrer vite pour répondre aux audits de sécurité.
- Le Refactoring assisté par l’IA Engineering pour vos outils de productivité interne afin de libérer du temps développeur.
- Le Rearchitecting réservé exclusivement à votre « Core Business », là où la scalabilité et l’innovation (IA, temps réel) créent la valeur de demain.
L’IA, le critère de choix de 2026
L’ingénierie inverse pilotée par l’IA permet de scanner votre patrimoine applicatif pour alimenter cette matrice de manière objective. Alors qu’un audit manuel prenait des semaines, les outils d’analyse augmentés identifient les candidats naturels au Refactoring en quelques heures, réduisant drastiquement le risque d’erreur dans votre matrice de décision.
« Ne modernisez pas par pur fétichisme technologique, mais pour la fluidité des flux applicatifs. Une brique isolée, fût-elle réarchitecturée en microservices, perd toute sa valeur si elle demeure un silo de données. Le paradigme API-First n’est pas une option, c’est le seul contrat d’interopérabilité viable pour garantir la résilience et la scalabilité de votre futur SI Cloud-native. » conclut Seif Meddeb, Directeur Technique chez Harington.
Faire de la modernisation de votre SI, le moteur de la croissance durable
La modernisation du système d’information, c’est le chantier 2026 ! Nous le le voyons tous les jours, c’est devenu une nécessité vitale pour toute entreprise qui ne veut pas de voir son innovation entravée par son passé. Passer du legacy à une architecture cloud-native n’est pas un projet à appréhender avec une date de fin. C’est une véritable mutation culturelle et technologique.
Que vous choisissiez le Replatforming pour son efficacité immédiate, le Refactoring pour sa précision chirurgicale décuplée par l’IA ou le Rearchitecting pour bâtir un SI Composable ; votre ligne directrice doit rester la création de valeur métier. En alignant votre trajectoire de modernisation sur les impératifs de la directive NIS 2 et sur les opportunités de l’IA générative, vous ne vous contentez pas de « mettre à jour » vos outils ; vous construisez l’actif stratégique capable de pivoter au rythme de votre marché.
Vous avez besoin d’accompagnement dans la modernisation de votre SI ?
Chez Harington, nous accompagnons les directions IT dans la sécurisation de leur patrimoine applicatif et la modernisation de leurs systèmes.
Ne laissez plus votre legacy dicter votre roadmap.
- Réalisez un audit flash de votre SI : Identifiez vos candidats prioritaires au Refactoring et au Rearchitecting.
- Sécurisez votre conformité NIS 2 : Modernisez vos socles pour répondre aux plus hautes exigences de résilience.
- Bâtissez votre socle IA-Ready : Préparez vos données et vos APIs pour l’intégration des agents intelligents.
Vous avez besoin de renfort dans vos équipes ou d’un devis pour un nouveau projet ?
Nous vous proposons des prestations en assistance technique, en régie forfaitisée ou au forfait avec des engagements forts en termes de délais et de budget.
Pour aller plus loin dans votre réflexion :
Vision : Pourquoi il est urgent de moderniser votre SI en 2026
Épisode 1 : Comment stabiliser votre SI legacy avant la transformation
Méthodologie : Cartographier son SI : par où commencer ?
La directive NIS 2 et MonEspaceNIS2 (Le simulateur) pour évaluer votre périmètre d’exposition https://monespacenis2.cyber.gouv.fr/
Gartner – Guide des 7 options de modernisation : https://www.gartner.com/smarterwithgartner/7-options-to-modernize-legacy-systems
Martin Fowler – The Strangler Fig Application https://martinfowler.com/bliki/StranglerFigApplication.html
Thoughtworks Technology Radar (Vol. 33), rapport de référence sur l’évolution de l’IA dans l’ingénierie logicielle (Novembre 2025) : https://www.thoughtworks.com/radar
Modernisation du SI Legacy et Stratégies 6R
Le Replatforming (ou Lift and Reshape) consiste à modifier l’infrastructure d’exécution (ex: passage à une base de données managée ou conteneurisation) sans toucher au code applicatif. Le Refactoring, en revanche, implique une modification de la structure interne du code pour briser la dette technique et optimiser les performances, tout en conservant les fonctionnalités métier initiales.
La directive NIS2 exige une résilience et une sécurité accrues pour les systèmes d’information critiques. Les socles legacy obsolètes (OS en fin de support, bibliothèques non patchées) représentent des failles de sécurité majeures. La modernisation (Replatforming ou Rearchitecting) permet d’intégrer nativement des principes de Security by Design et de répondre aux obligations de conformité européenne.
En 2026, l’IA Engineering est un levier industriel pour le Refactoring. Elle permet d’automatiser l’ingénierie inverse (Reverse Engineering) pour documenter le code complexe, de générer massivement des tests unitaires pour garantir la non-régression, et d’effectuer des transpilations syntaxiques (ex: passage de Java 7 à Java 21) en un temps record.
Le Strangler Pattern (modèle d’étranglement) est une méthode de migration progressive. Elle consiste à remplacer brique par brique les fonctionnalités d’un monolithe legacy par de nouveaux microservices. Cela permet de moderniser le SI sans le risque lié à une approche « Big Bang », assurant une transition transparente pour les utilisateurs.
L’arbitrage repose sur trois critères : la valeur métier (l’application est-elle stratégique ?), la dette technique (quel est le coût du maintien ?) et la pression réglementaire (conformité NIS2).
– Replatform : Pour une mise en conformité rapide.
– Refactor : Pour optimiser l’agilité et les coûts FinOps.
– Rearchitect : Pour transformer vos applications « Core Business » en un SI Composable et IA-ready.
En savoir plus

Transformer un SI ne se limite pas à migrer. Ce guide 6R aide les DSI à choisir entre replatforming, refactoring et réarchitecture pour atteindre une cible cloud-native et AI-ready.
